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Coronavirus: le temps de l’union sacrée

Par Céline Pina – 17 mars 2020 – Causeur

« Nous sommes en guerre » a répété Emmanuel Macron, peu après vingt heures hier, à six reprises. Rester confiné est l’effort demandé à chacun, dans l’espoir de surmonter la crise sanitaire. La rhétorique guerrière du président vise à démontrer le degré de gravité de la situation, gravité que la société française a mis du temps à appréhender.

Extrait choisi : Alors oui, le gouvernement a parfois été inconséquent. Alors oui, il ne s’est pas rendu compte de la gravité de la crise et ne l’a peut-être pas assez prise au sérieux. Alors oui, nous n’avons pas assez tiré les leçons de l’expérience des Chinois et des Italiens et avons été sans doute présomptueux. Démissionner Agnès Buzyn en pleine crise était inconséquent. Être incapable de fabriquer assez de masques, de gel hydroalcoolique, de tests est inquiétant. Réserver les tests aux personnes les plus haut placées sur l’échelle sociale en cas de soupçons de contamination est très problématique. Mais surtout, cette crise sanitaire arrive alors que les gouvernements successifs ont abîmé l’hôpital public, font travailler depuis des années le personnel dans de mauvaises conditions, que 1600 médecins et chefs de service ont démissionné de leur fonction et que nous souffrons d’une médecine à 3 ou 4 vitesses. Tout cela est vrai mais tout cela devra attendre.

Un commentaire

  1. Je m’insurge contre cet article au ton lénifiant. Alors oui, alors oui, alors oui…Et alors? Un non-lieu général comme pour l’affaire du sang contaminé?

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