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La richesse des impertinents et des « ingérables »

Luc Vachez – 21 avril 2020 – Observatoire de la Compétence Métier

Parce qu’ils sortent du cadre et osent contredire, les profils atypiques sont classiquement mis à l’écart, jugés ingérables et néfaste pour l’organisation. Dans une ère caractérisée par l’imprévisible, ces collaborateurs peuvent être de précieux atouts pour l’entreprise qui doit sans cesse se réinventer.

Il fut un temps dans les entreprises où, comme à l’armée, on se débarrassait des gens qui ne marchaient pas droit et sortaient du rang, considérés comme indisciplinés, fauteurs de troubles, personnalités ingérables. La roue a tourné. L’entreprise découvre qu’un collaborateur au profil atypique peut être très précieux pour vivre les changements de donne parfois déconcertants dans un monde où « l’imprévisible devient la norme » écrit Sandrine Rampont dans le livre sur les hauts potentiels qu’elle a publié juste avant le séisme sanitaire et économique provoqué par le Coronavirus.
Même sans cette dimension sanitaire, les cartes du travail sont constamment rebattues par la « révolution numérique » qui fait de l’humain l’atout maître de l’entreprise. Sans vision stratégique, sans créativité, sans capacité de penser en dehors des cadres, l’entreprise même dotée des dernières technologies numériques avance comme une aveugle sur le chemin. C’est pour cela qu’elle a intérêt à s’appuyer aussi sur les profils atypiques, disent chacune à leur façon Sandrine Rampont en parlant des hauts potentiels « ingérables » et Emmanuelle Joseph Dailly, qui elle s’est intéressée aux « impertinents raisonnés ».

Un commentaire

  1. Il faut vraiment donner la chance aux profils atypiques , ceux qui osent et ont du Courage a sortir du Cadre et de leurs “zone de confort” ….

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