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Mort de Lou, 11 ans : “A l’hôpital, on l’a laissée agoniser jusqu’à la gangrène”

 Interview Vanessa Boy-Landry – Le 05 février 2020 – Paris-Match

Si le titre de cet article est violent, son contenu l’est plus encore. Jusqu’à la nausée. J’en ai été bouleversé. Alors, vous allez dire “le Colonel il bouleverse pour un oui, pour un non!”. Oui mais non, justement. Ce récit est bouleversant et comme titre, nous aurions pu avoir “Plus jamais ça”. Et c’est pour cela que je vous partage ce témoignage. Comment ai-je fait pour être resté militaire pendant 43 ans en étant si… sensible disons ? En fait, c’est simple, j’ai toujours vécu pour les autres, jamais pour moi. //RO

Citation : “Il est inadmissible qu’aujourd’hui, en France, dans un hôpital de réputation mondiale, un enfant agonise jusqu’à la gangrène et finisse par en mourir. Si c’est arrivé à notre fille, cela pourrait arriver à n’importe quel autre enfant, et c’est impensable. J’aimerais sensibiliser l’opinion publique pour que l’on puisse tirer les leçons de cette prise en charge désastreuse afin que cela n’arrive plus jamais.”

Il y a un mois, la petite Lou, 11 ans, est décédée d’une péritonite à l’hôpital Necker. Ses parents incriminent la négligence et l’incompétence des médecins qui l’ont prise en charge aux urgences, et alertent sur la dégradation de l’hôpital qui met la vie des patients en danger.

La vie de Lou s’est jouée à l’hôpital Necker. Suite à une malformation congénitale qui n’a pas été repérée à la maternité, le bébé est arrivé avec retard dans le service de chirurgie de Necker. L’excellence médicale de l’équipe du Pr Sidi lui a sauvé la vie. Mais le diagnostic tardif lui a fait perdre sa motricité. Aujourd’hui, Stéphanie témoigne du calvaire enduré par sa fille, depuis son premier passage aux urgences de Necker, le 8 décembre dernier, jusqu’à son décès, deux semaines plus tard. Si l’AP-HP n’a pas souhaité communiquer sur la prise en charge médicale de la fillette, elle précise que le dossier médical de Lou a été adressé à ses parents, en fin de semaine dernière, et qu’une rencontre leur a été proposée avec le médiateur interne de l’hôpital, et notamment le chef de service des urgences, ainsi que les différentes personnes des services concernés.

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/mort-de-lou-11-ans-a-lhôpital-on-la-laissée-agoniser-jusquà-la-gangrène/ar-BBZDNsT

Un commentaire

  1. Ah, j’en ai pleuré.
    On apprend que les patients sont maintenant en danger à l’hôpital, quelle désolation,..
    On a appris que les victimes d’un AVC doivent être traités dans les 2 heures qui suivent mais quand on finit par s’occuper d’eux après des heures passées sur un brancard, ils sont fichus (expérience personnelle).

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