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Nommer la violence d’Etat

Par Didier Fassin, professeur à l’Institute for Advanced Study de Princeton et au Collège de France, auteur de «la Force de l’ordre. Une anthropologie de la police des quartiers» (Seuil) — 28 janvier 2020 à 17:41 – Libération

“Qui ne dit mot consent!”

En refusant de reconnaître la banalité et la gravité des violences policières sur l’ensemble de la société, les autorités de l’Etat se rendent de facto complices des exactions des forces de l’ordre.

D’aucuns ont cru voir un tournant dans l’attitude des pouvoirs publics à l’égard de l’action des forces de l’ordre tant lors des manifestations qu’à l’occasion de contrôles quand, le 14 janvier, le président de la République a demandé au ministre de l’Intérieur de lui «faire dans les meilleurs délais des propositions claires pour améliorer la déontologie» des policiers et des gendarmes. Il devenait certes difficile de continuer à ignorer les écarts commis par ces derniers alors que le nombre de blessés parmi les gilets jaunes a dépassé les 2 500 en un an, qu’un homme est récemment mort d’asphyxie lors de son interpellation et que les vidéos d’agents frappant des personnes au sol se multiplient depuis des mois.

https://www.liberation.fr/france/2020/01/28/nommer-la-violence-d-etat_1775798

Un commentaire

  1. Complices des exactions? Ça me ferait rire si ce n’était pas lamentable. Ce sont les autorités qui ont donné les ordres et lâché les chiens.
    Et maintenant hypocritement ils parlent d’améliorer la déontologie!

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